Témoignage : Premier voyage en Corée du Sud de Sylvain, un rêve devenu réalité

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Témoignage premier voyage en Corée de Sylvain
Témoignage premier voyage en Corée de Sylvain (photo ©Sylvain Colas).

Sylvain Colas est un photographe professionnel de Valenciennes que j’ai eu le plaisir de connaître lors du festival 1 2 3 Seollal de Lille en 2024. Je vous avais rapidement proposé de découvrir ce photographe talentueux, tant son travail est incroyable.

Dans le feu de l’action, ses clichés captent l’atmosphère du moment avec intensité et énergie.

Photo d'un chanteur de rue à Séoul (©Sylvain Colas).
Photo d’un chanteur de rue à Séoul (©Sylvain Colas).

Et lorsqu’il laisse libre cours à son inspiration, ses photos dégagent une douceur presque irréelle, un romantisme féérique.

  • Modèle coréenne, Corée (©Sylvain Colas).
  • Modèle coréenne au bord du Kang, Séoul (©Sylvain Colas).
  • Modèle coréenne, Séoul (©Sylvain Colas).
  • Modèle coréenne au bord du fleuve, Corée (©Sylvain Colas).

Oui, j’avoue : j’aime beaucoup son travail, son univers ! 😍

Vous pouvez découvrir ses œuvres sur son compte Instagram : @sylvain_cls.

À l’automne 2024, Sylvain a réalisé un grand rêve : visiter la Corée du Sud. Un rêve que partagent beaucoup de passionnés. Mais quand on aime un pays lointain, comme la Corée, on navigue souvent entre le rêve et la réalité, entre l’imaginaire et le concret.

Je vous partage ici son témoignage pour vous permettre de goûter un tant soit peu à ce voyage et peut-être vous donner l’envie – ou le courage – de partir à votre tour ! Voici le récit du premier voyage en terre du Matin Frais de Sylvain.

« Mon premier voyage en Corée du Sud »

Par Sylvain, photographe passionné de culture coréenne.

Tout a commencé en 2021, presque par hasard. Je suis tombé sur une performance de Blackpink sur YouTube. J’ai été impressionné. Curieux, j’ai commencé à m’intéresser de plus près à la culture coréenne. C’est ainsi que j’ai découvert le festival 1 2 3 Seollal à Lille. Lors de l’édition 2022, j’ai pu plonger pour la première fois dans cet univers qui me fascinait de plus en plus.

De fil en aiguille, j’ai fini par créer une communauté sur Instagram dédiée à la Corée (Note de la rédaction : Sylvain communique en coréen). Ce fut un vrai défi, car je ne parlais pas coréen, même si je pouvais compter sur l’anglais en attendant. Avec de la patience et de l’enthousiasme, j’ai réussi à rassembler d’autres passionnés autour de ce projet.

Post Insta de Sylvain (©Sylvain Colas).
Post Insta de Sylvain (©Sylvain Colas).

Début 2024, à l’occasion de la troisième édition du 1 2 3 Seollal, j’ai proposé à une amie avec qui je faisais des covers k‑pop de partir ensemble en Corée. Elle a accepté sans hésiter. Deux autres amis se sont joints à nous. Le 21 septembre 2024, je prenais donc l’avion pour Séoul. C’était mon tout premier voyage en Corée du Sud.

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La préparation au voyage

Mon rêve était de réaliser des séances photo sur place, mais aussi de voyager et de rencontrer des gens pour interagir avec eux. Ce sont les choses que j’aime le plus faire au monde. J’apprenais à connaître la Corée et les Coréens depuis peu de temps finalement. Alors, plein de questions se bousculaient dans ma tête ; surtout que j’espérais que tout le voyage se passerait pour le mieux.

Sylvain se prépare pour son voyage en Corée (©Sylvain Colas).
Sylvain se prépare pour son voyage en Corée (©Sylvain Colas).

Pour me préparer, je regardais des vidéos de Séoul sur YouTube. Je me renseignais autant que possible sur la culture coréenne, mais il y a tellement de choses à apprendre ! Je devais me débrouiller avec l’anglais, mais est-ce que je le maîtrise suffisamment ? Je me noyais dans une infinie de questions. J’avais parfois besoin de faire le vide dans ma tête et de prendre du recul.

Au fur et à mesure que la date de départ s’approchait, je devenais de plus en plus excité, nerveux et terriblement stressé. Pourtant, je suis de nature calme habituellement. Malgré ma préparation, il s’agissait d’une terre inconnue pour moi.

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Les premières émotions

Arrivée à l’aéroport d’Incheon.

« Wow ! J’y suis ! » est la première chose que j’ai dite. À la fois excité et fatigué par le voyage, c’était un feu d’artifice dans ma tête !

Aéroport international d'Incheon (©Sylvain Colas).
Aéroport international d’Incheon (©Sylvain Colas).

L’avion avait du retard. Nous n’avons pas pu prendre le dernier métro de 23 h 30. Alors, il nous fallait prendre un taxi. Un 모범택시 (NDLR : mobeom taeksi, « taxis modèles ») pour être précis. Nous avons payé 100 000 wons (environ 70 €) par personne pour faire les 30 km qui séparent Incheon de Séoul (NDLR : j’ajoute une note à ce sujet après le témoignage).

Un autre monde

La propreté des lieux est peut-être la première chose que j’ai remarquée en arrivant. Et les immeubles… On se croirait aux États-Unis ! Je viens d’une petite ville du nord de la France. Alors, voir ces grandes tours m’a vraiment impressionné. Malgré les heures à regarder des vidéos sur YouTube, mon cerveau n’était pas vraiment prêt à ce que je voyais sur place.

La première fois que j’ai pris le métro, j’ai été surpris d’entendre une petite musique qui annonçait l’arrivée du train. Et chaque arrêt a sa propre mélodie. Je pense que ce serait génial d’en avoir comme sonneries de messagerie sur mon iPhone !

Tout est vraiment différent de tout ce que j’ai pu imaginer et voir en vidéo. C’était incroyable… Je dirais que j’étais comme un enfant qui découvrait le monde. Séoul est vraiment immense !

Sortir de ma zone de confort

Dès les premières heures et journées, je me sentais très bien, comme dans mon cocon. Par chance, je n’ai pas ressenti le décalage horaire. Je m’étais réveillé vers 7 h 30 dès le premier jour. En fait, j’étais si bien que par moment j’en oubliais mon passeport au logement.

Mais rien n’est jamais facile en voyage. Même si j’ai adoré le système de transport en commun, notamment le métro et la très pratique carte T‑Money, chaque jour, je sortais de ma zone de confort. Et patatras ! Le premier bus coréen que je prenais de ma vie m’a amené au dépôt… J’en rigole avec le recul.

Une autre fois, j’étais perdu dans le métro, j’avais pris la mauvaise direction pour rentrer à Mapo-gu Office. Heureusement, un Coréen m’a aidé et nous avons discuté. Il a même fait la moitié du chemin avec moi pour indiquer où descendre. Nous avons échangé nos Instagram. J’espère le revoir lors de mon prochain voyage.

Une immersion culturelle forte

Ce voyage a été l’occasion de vivre des expériences uniques. J’ai goûté à toutes sortes de street food : le 타이야키 (taiyaki), les 호두과자 (hodu-gwaja), le 호떡 (hotteok)… Un délice à chaque coin de rue, surtout dans les quartiers Hongdae (홍대) et Myeong-dong (명동) !

J’ai aussi découvert les photobooths coréens (포토부스), populaires et abordables. Avec environ 3–4 €, on peut repartir avec des souvenirs funs et originaux.

Mais l’un de mes plus beaux souvenirs reste la séance photo en hanbok royal (한복) au palais Gyeongbokgung (경복궁) avec une modèle coréenne. Le bleu du tissu et les détails étaient magnifiques !

  • Sylvain à Gyeongbokgung.
  • Sylvain à Gyeongbokgung.
  • Sud-coréennes habillées en hanbok se font photographiées (©Sylvain Colas).
  • Jeunes femmes en hanbok, Séoul (©Sylvain Colas).
  • Tenues traditionnelles coréennes, hanbok (©Sylvain Colas).
  • Sylvain et son amie modèle (©Sylvain Colas).
  • Gyeongbokgung (©Sylvain Colas).
  • Modèle coréenne en hanbok (©Sylvain Colas).
  • Modèle coréenne en hanbok (©Sylvain Colas).
  • Gyeongbokgung (©Sylvain Colas).

Ensuite, j’ai exploré le Bukchon Hanok Village durant 4 heures en effectuant de nombreuses prises de vues. Plusieurs touristes m’avaient complimenté. Un souvenir inoubliable. Puis, j’ai aussi visité d’autres endroits extraordinaires comme le World Cup Park (월드컵공원)

Des rencontres inoubliables

Durant mon séjour, j’ai rencontré beaucoup de personnes qui m’ont marqué. L’ami de mon hôte Airbnb, qui m’a mis à l’aise dès mon arrivée. Une modèle coréenne, avec qui j’ai échangé en coréen et en français. Et un photographe coréen avec qui j’ai partagé une superbe journée au Palais Gyeongbokgung.

Ce voyage a été un accomplissement. J’ai réalisé une partie de mes rêves, prouvé que j’étais capable de sortir de ma zone de confort et tisser des liens d’amitié forts avec de parfaits inconnus.

Je dois avouer qu’à mon retour, j’ai pris une très forte claque émotionnelle. Le contraste avec la France est saisissant.

Un 2e voyage prévu ?

Je veux bien sûr y retourner ! J’aimerais explorer d’autres régions, réaliser de nouvelles collaborations en studio et partir en excursion avec un ami photographe français installé en Corée. Pour moi, l’aventure ne fait que commencer !

Sylvain

Note importante sur les taxis en Corée

Le séjour de Sylvain et ses amis semble avoir été fantastique. Visiter la Corée ne laisse personne indifférent. Le plus souvent on adore !

Je tenais personnellement à attirer votre attention sur certaines pratiques chez les chauffeurs de taxi en Corée du Sud. Comme je le répète autant que possible dans ce site, la Corée n’est pas le monde des Bisounours : arnaques, vols, agressions… sont autant de choses qui existent.

Les différents taxis

Il existe les taxis « ordinaires » de sociétés (화사) ou d’indépendants (개인). Ces derniers sont plus nombreux. Quant aux 모범택시 (Deluxe Taxi), ce sont des taxis premium. Les voitures sont obligatoirement noires avec une bande dorée. Ce sont des modèles haut de gamme (Grandeur, Opirus, K7, G80, etc.) avec une cylindrée de 1900 cm³ minimum.

Deluxe Taxi coréen 모범택시 (Wiki1.kr).
Deluxe Taxi coréen 모범택시 (Wiki1.kr).

Le tarif de base pour ces taxis est de 6500 wons pour 3 km, contre 4500 wons pour un taxi ordinaire. À cela s’ajoutent 200 wons tous les 151 mètres ou 36 secondes.

Ici, Sylvain et ses amis semblent avoir été ici victimes d’un abus de confiance de la part d’une personne malhonnête. Le tarif était exagérément élevé. En d’autres termes, il s’agissait malheureusement d’une belle arnaque.

Notez bien que :

Depuis 2015, une nouvelle gamme supérieure de taxis est apparue : les 고급택시 (gogeub taeksi, littéralement « taxi de luxe »). Ce sont des véhicules équipés d’un moteur de 2800 cm³ minimum. Il peut s’agir de voitures coréennes de très haut de gamme (Genesis G80, Kia K9…), mais aussi de voitures étrangères (Audi A8, Mercedes Classe S, etc.). Contrairement aux Deluxe Taxi, ces voitures ressemblent à des véhicules privés ordinaires. Plusieurs sociétés exploitent ces taxis : Kakao Black, Uber Black, Tada Next, etc.

Mes conseils pour se déplacer depuis l’aéroport

Que vous choisissiez d’utiliser un taxi ordinaire indépendant (개인), un Deluxe Taxi ou un taxi de luxe haut de gamme (고급택시), voici quelques conseils :

La Corée est un pays généralement très sûr, mais comme partout, la vigilance reste de mise, surtout quand on arrive avec de la fatigue et plein d’étoiles dans les yeux. Alors, pour préserver la féérie de l’expérience, restez vigilants !

- Nicolas -

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Sources :

  • 위키원 WikiOne. (consulté le 02/06/2025). 모범택시. Wiki1.fr.
  • 위키원 WikiOne. (consulté le 02/06/2025). 고급택시. Wiki1.fr.

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