Île de Jeju, une histoire fascinante et légendaire

Île de Jeju, l'histoire du début à aujourd'hui.
Seogwipo à île de Jeju (Photo ©Nicolas Herole)

Découvrez un résumé de l’histoire fascinante de l’île de Jeju, une destination coréenne unique en son genre. Connue pour ses paysages volcaniques, Jeju a une histoire riche qui remonte à des millions d’années. De sa sortie des eaux à l’ère contemporaine, en passant par son rôle stratégique durant l’occupation japonaise, l’île de Jeju a évolué pour devenir une province autonome spéciale. Aujourd’hui, Jeju attire des millions de visiteurs chaque année, séduits par sa culture unique. Plongez dans l’histoire de l’île de Jeju et explorez son héritage remarquable.

Où se situe l’île de Jeju ?

L’île de Jeju, appelée Jeju-do (제주도, 濟州島) en coréen, est une île volcanique située à 83 kilomètres au sud de la péninsule coréenne. Elle est donc facilement accessible par ferry ou par avion. L’île appartient à la province spéciale autonome de Jeju (qui se dit aussi Jeju-do dans sa forme courte, mais avec « do » de province, 제주도 濟州道).

Situation de l'île de Jeju par rapport à la Corée du Sud (©Dmthoth)
Situation de l’île de Jeju par rapport à la Corée du Sud (©Dmthoth)

Île volcanique

Surnommée parfois « île de beauté », « île de la santé » ou « île des amoureux », l’île de Jeju a surgi des eaux à la suite d’une forte activité volcanique. Cela peut nous faire penser à l’île de La Réunion, mais il y a autant de différences que d’analogies géologiques entre les deux îles. D’un côté :

  • le volcan éteint Halla-san (한라산) est au milieu de Jeju-do ;
  • de nombreux petits volcans se sont transformés en oreum (오름), des collines verdoyantes ;
  • Jeju-do est entourée de 8 îles habitées et 55 autres îles non habitées ;
  • la surface constructible et habitable de Jeju-do est relativement importante.

De l’autre côté, La Réunion est composée d’un volcan actif positionné à l’est de l’île et trois volcans (cirques) inactifs vers le centre. Aussi, l’île française n’est entourée d’aucune autre île ou îlot, en dehors de l’île Maurice plus loin à l’Est.

Comparaison visuelle avec des photos satellites entre l'île de Jeju et l'île de La Réunion.
Comparaison visuelle avec des photos satellites entre l’île de Jeju et l’île de La Réunion.

Le climat de Jeju

Le climat de Jeju est de type tempéré avec quatre saisons marquées, même si la période estivale est qualifiée de climat subtropical humide. En hiver, la neige est abondante, parfois plus que dans certaines villes de la péninsule. Au printemps, la floraison est aussi opulente que colorée. L’été est pluvieux avec de fortes chaleurs. L’automne plonge les collines et le mont Halla dans une végétation très colorée.

Île de Jeju, l’histoire commence dans la mer

L’île de Jeju est une île volcanique qui a été créée par des éruptions au-dessus d’un point chaud situé en bordure de la plaque eurasienne, une plaque continentale stationnaire. Il s’agit d’un processus géologique rare et la création de Jeju s’est déroulée en plusieurs étapes.

Période pléistocène inférieure (il y a entre 2 millions et 500 000 ans)

En remontant à plus de 2 millions d’années, l’île de Jeju n’existait pas. Sous les eaux, à l’endroit où se situe actuellement l’île, un socle rocheux était lentement en formation avec des sédiments sous-marins.

L’histoire de l’île de Jeju commence durant la période pléistocène inférieure située il y a entre 2 millions et 500 000 ans. Des activités hydrovolcaniques (éruptions volcaniques sous-marines) conduisent peu à peu à la sédimentation et à l’émergence de Seogwipo, la partie sud de l’île de Jeju.

Évolution volcanique de l'île de Jeju (traduction ©La Corée en Lumière).
Évolution volcanique de l’île de Jeju (Source : Jeju Stone Park. Traduction ©La Corée en Lumière).

Pléistocène moyen et supérieur (il y a entre 781 000 et 11 700 ans)

Les éruptions volcaniques terrestres s’ajoutent à celles sous-marines puis les remplacent. Les coulées de lave basaltique créent le plateau volcanique, l’édifice du mont Halla et les contours de l’île. En cette période se forme, entre autres, le réseau de tunnels de lave du Geomun Oreum (거문오름).

Holocène (- 25 000 ans à aujourd’hui)

Il s’agit de la dernière période d’activité volcanique, finalisant la formation du cratère Baekrokdam (백록담) du mont Halla. L’île de Jeju obtient la forme qu’on lui connaît de nos jours. Le cône de tuf de Seongsan Ilchulbong (성산일출봉, « Pic du crépuscule de la montagne sainte »), créé par une éruption explosive dans la mer, a surgi durant cette période.

Seongsan Ilchulbong vu du ciel (©Korea Tourism Organization)
Seongsan Ilchulbong vu du ciel (©Korea Tourism Organization).

La dernière éruption volcanique enregistrée sur l’île de Jeju a eu lieu en 1002 après J.-C., comme l’attestent l’annexe géographique Sejong Sillok Jiriji (세종실록 지리지, 1432), le Goryeo Ohaengji (고려사 오행지, 1451) et le Sinjeung Dongguk Yeoji Seungnam (신증동국여지승람, 1531).

Préhistoire et mythologie de l’île de Jeju

Les plus anciennes traces de l’être humain sur l’île de Jeju remontent au Paléolithique moyen. Des découvertes archéologiques dans la grotte de Eoeum-ri à Aewol-eup (1973) montrent que Jeju était déjà habitée par des chasseurs-cueilleurs il y a environ 60 000 ans*.

💡 Comment des personnes préhistoriques ont-elles pu poser le pied sur l’île de Jeju ? L’occupation humaine préhistorique de l’île est expliquée par la dernière période glaciaire à la fin du Pléistocène (il y a entre 115 000 et 11 700 ans). Elle permettait à ces humains de rejoindre l’île avant qu’elle ne devienne indépendante par la fonte des glaces.

Les premiers habitants du Néolithique

Il y a environ 10 000 ans, avant le début « officiel » du Néolithique en Corée (vers 8 000 avant J.-C.), les habitants de Gosan-ri (à l’ouest de Jeju) témoignent d’une présence continue et de modes de vie agricoles structurés. L’île devenait bien plus distincte en raison de la montée du niveau de la mer provoquée par la fin de la période glaciaire. Ce premier peuple moderne de Jeju-do avait ainsi connu un développement culturel et social indépendant de la péninsule, contribuant à l’histoire unique de l’île de Jeju.

Des fouilles archéologiques, notamment à Sinchon-ri (Nord de l’île), ont révélé des objets de l’âge du bronze et du fer, tels que des dolmens et des poteries. Ces artefacts montrent également une occupation continue après la fin du Néolithique.

Le mythe des Trois Clans de Jeju

L’île de Jeju est riche d’une mythologie foisonnante avec de nombreuses histoires souvent passionnantes, telles que celle de la grand-mère Seolmundae qu’on a découverte lors de notre balade à Jeju Stone Park. Et le mythe des Trois Clans de Jeju (삼성혈, Samseonghyeol*) est lui aussi passionnant.

💡 Jeju Samseonghyeol est un site archéologique et historique situé dans un beau parc proche du centre-ville de Jeju-si au nord du mont Halla. Il est possible de le visiter n’importe quel jour de l’année.

D’un côté, la création de l’île est attribuée à Seolmundae Halmang (halmang étant le mot de Jeju pour dire grand-mère) qui utilisa sa force prodigieuse pour ramasser et empiler les roches afin de créer l’île de Jeju.

De l’autre côté, selon le mythe des Trois Clans de Jeju, la naissance du premier royaume de Jeju (Tamna, 탐라) est attribuée à trois hommes divins (Yang, Go et Bu) qui sortirent de terre au pied du mont Hallasan vers le 24e siècle avant notre ère. Ils épousèrent trois femmes envoyées d’un pays lointain avec des grains, des veaux et des poulains, expliquant ainsi l’introduction de l’agriculture et de l’élevage sur l’île.

Les trois trous d'où sont sortis Yang, Go et Bu à l'origine des trois clans de Jeju (Samseonghyeol) (photo ©Nicolas Herole).
Les trois trous d’où sont sortis Yang, Go et Bu à l’origine des trois clans de l’histoire de l’île de Jeju (Samseonghyeol) (photo ©Nicolas Herole).

Ce mythe est unique par son inversion des rôles traditionnels de genre par rapport à d’autres mythes fondateurs coréens qui suggèrent une culture où les femmes occupaient une place importante.

Tamna : du royaume médiéval à Jeju-do

Le royaume de Tamna (ancien nom de l’île de Jeju) était une civilisation distincte de celle des autres royaumes coréens. Il a prospéré pendant plusieurs siècles. Bien qu’il n’y ait pas de date de début connue pour le royaume de Tamna, des références historiques (comme la chronique chinoise Sanguozhi datant du 3e siècle) et des preuves archéologiques indiquent son existence déjà durant le premier siècle de notre ère. Voici son développement et son déclin.

Le royaume indépendant de Tamna

Le mythe des Trois Clans situe la création du royaume de Tamna vers le 24e siècle avant J.-C. Les preuves archéologiques ne remontent pas si loin, mais il est sûr que le peuple de Tamna avait déjà développé une culture locale distincte des royaumes voisins au 1er siècle.

L’emplacement géographique de l’île avait permis cette indépendance autant que la pratique du commerce avec la Chine des Han, le Japon Yayoi, la dynastie Tamoul Chola ainsi qu’avec la péninsule coréenne. Les échanges commerciaux incluaient des produits agricoles, des chevaux et des objets artisanaux.

Il est cependant assez difficile d’en savoir beaucoup plus sur l’histoire ancienne du royaume de Tamna du fait du manque de sources et de son indépendance de la Corée continentale.

Tamna devient un État tributaire

La totale indépendance de Tamna a cessé en 476, lorsque le royaume a noué une relation tributaire avec Baekje (백제, 18 av. J.-C. – 660) l’un des royaumes de la péninsule coréenne qui en contrôlait le sud-ouest. En 498, Tamna fut entièrement soumis par le roi Dongseong de Baekje.

Île de Jeju, histoire durant l'époque des Trois Royaumes (©Historiographer).
Île de Jeju, histoire durant l’époque des Trois Royaumes (©Historiographer).

En 662, après le déclin de Baekje, Tamna s’est tourné vers Silla qui prenait de l’ampleur au point de détenir plus tard toute la péninsule. Vers la fin de la période des Trois Royaumes (57 av. J.-C. – 668), Tamna s’est officiellement soumis à Silla qui conféra alors aux trois princes de Tamna les titres de Seongju, Wangja et Donae.

Indépendance relative de Tamna

Tamna recouvre brièvement son indépendance totale après la chute de Silla (통일신라, Silla unifié, 676–935). Mais en 938, Golmaro le prince héritier de Tamna entre dans le gouvernement de Goryeo (고려, 918‑1392) du roi Taejo. Même si le royaume de Tamna garde un statut d’indépendance relative, il reste tributaire du puissant royaume de Goryeo.

En 1105, sous le règne du roi Uijong, la monarchie de Tamna est abolie, l’île devient un district administratif de Goryeo. Malgré cette annexion, Tamna préserve encore une fois une certaine autonomie locale.

Tamna devient Jeju

Au 13e siècle, le royaume de Goryeo est soumis à des invasions de la dynastie Yuan (connues aussi sous le nom d’invasions mongoles) au point de devenir un État vassal de ces derniers. Des rébellions surgissent alors un peu partout en Corée et l’île de Tamna devient le dernier rempart pour les rebelles de Sambyeolcho (삼별초) qui perdent finalement en 1274. L’île devient un haras mongol, ce qui explique la présence de nombreux chevaux à Jeju-do.

Peinture illustrant une lutte des rebelles de Sambyeolcho contre les Yuan et Goryeo.
Peinture illustrant une lutte des rebelles de Sambyeolcho contre les Yuan et Goryeo.

En 1295, Tamna est renommé Jeju.

Début de l’histoire de Jeju (période Joseon)

L’histoire de l’île de Jeju débute donc officiellement en 1295 en tant que territoire du royaume de Goryeo, qui est en déclin et sous gouvernance des Yuans. Malgré tout, l’île garde une indépendance relative jusqu’en 1404, lorsque le roi Taejong de Joseon (조선, 1392–1910) décide de placer l’île sous un contrôle ferme et de mettre définitivement fin au royaume de Tamna.

Réorganisation administrative et sociale de Jeju-do

Sous la dynastie Joseon, Jeju subit une réorganisation administrative significative. En 1402, l’île est divisée en trois comtés : Jeju, Daejeong et Jeongui. Cette division vise à mieux administrer et contrôler l’île, notamment en raison de son importance stratégique et des difficultés de gestion.

En 1416, le roi Taejong (태종) introduit le système des trois subdivisions administratives (Mokja, Hyeonnyeong, Hyeongam) à Jeju. Ce système vise à renforcer la gestion administrative et militaire de l’île afin d’améliorer la gouvernance locale et la défense contre les incursions étrangères.

Jeju : terre d’exil

Dans son histoire, l’île de Jeju est ensuite utilisée comme lieu d’exil pour les criminels et les opposants politiques. La distance de l’île par rapport à la péninsule coréenne en fait un endroit idéal pour isoler ceux qui étaient considérés comme une menace pour le gouvernement central de Joseon. Ces exilés vivent cependant avec une certaine liberté sur l’île ; ils ne sont pas emprisonnés.

Cette politique d’exil a un impact durable sur la société de Jeju, introduisant des idées et des cultures diverses par l’arrivée de personnes étrangères de l’île. On peut noter deux dates importantes :

  • 1 445 : exil d’intellectuels en raison de conflits politiques et d’intrigues au sein de la cour royale de Joseon. Ils contribuent à la diffusion des connaissances et de la culture de la péninsule.
  • 1545 : l’érudit Kim Yeong-ro, impliqué dans des luttes de pouvoirs politiques (période « Sapo »), est exilé à Jeju.

Développement économique et culturel

Durant la période Joseon, des efforts sont faits pour développer l’économie locale. Durant le 15e siècle, la culture de la mandarine (귤, gyul) devient une activité économique importante. Aujourd’hui encore, la mandarine est l’activité agricole prédominante de l’île de Jeju.

귤 Mandarine de l'île de Jeju (©Pxhere).
귤 Mandarine de l’île de Jeju (©Pxhere).

Au cours du 18e siècle, la pêche et l’élevage de chevaux, utilisés par la cavalerie de Joseon, se développent amplement. Les produits de ces activités sont exportés vers la péninsule.

Relations avec les pirates et les invasions étrangères

Tout au long de son histoire, Jeju joue un rôle crucial dans la défense maritime contre les invasions étrangères, notamment les pirates japonais (Waegu, 왜구) entre le 14e et le 15e siècle. Des installations militaires sont construites pour protéger l’île, de même que des routes maritimes vitales pour le commerce et la sécurité nationale. Notons deux dates particulièrement importantes :

  • 1419, la campagne de Gihaedongjeong (기해동정) qui vise à éradiquer les pirates Waegu.
  • 1555, l’établissement de fortifications pour renforcer la défense contre les incursions étrangères.

Révoltes et résistances locales

L’administration Joseon n’est pas acceptée sans résistance de la part des autochtones de Jeju. Des révoltes locales ont lieu, motivées par des tensions sociales et économiques. Ces révoltes reflètent souvent le mécontentement des insulaires face aux politiques imposées par le gouvernement central.

En 1862, la « révolte de Lee Jae-soo » est l’une des nombreuses insurrections paysannes de la fin de Joseon. Cette rébellion est en grande partie due aux lourdes charges fiscales, à la corruption des fonctionnaires locaux et aux difficultés économiques exacerbées par de mauvaises récoltes. Lee Jae-soo, un chef paysan, mène alors contre les autorités locales une révolte à Jeju, qui est réprimée.

Extrait du film 이재수의 난 (Les insurgés) sorti en 1999.
Extrait du film 이재수의 난 (Les insurgés) sorti en 1999.

En 1896, l’île de Jeju est placée sous la juridiction du Jeollanam-do (sud de la péninsule). Puis, 1898 est marqué par une autre rébellion importante à Jeju, résultant de la mise en œuvre des réformes agraires et fiscales par le gouvernement Joseon. Ces réformes, qui visent à moderniser et centraliser l’administration, imposent de nouvelles taxes tout en pratiquant des expropriations. Elles provoquent alors un soulèvement massif des paysans.

Île de Jeju, l’histoire moderne

Ici, nous situons l’histoire moderne de Jeju à partir de l’annexion officielle de la Corée de Joseon par l’empire japonais en 1910. Cette période est marquée par des transformations profondes et des évènements tragiques.

Période de l’occupation japonaise (1910–1945)

Pendant la colonisation japonaise de la Corée, Jeju est devenue un site militaire stratégique. L’administration japonaise y renforce les infrastructures pour soutenir les efforts militaires, ce qui transforme profondément l’économie et la société de l’île. Les Japonais imposent une stricte surveillance et répression des mouvements indépendantistes coréens, exploitant les ressources et la main‑d’œuvre locale.

  • 1914, réorganisation administrative sous le gouvernement japonais.
  • 1937, début de la militarisation intensive de l’île.
  • 1945, fin de l’occupation japonaise, marquée par la libération de la Corée.

Après la Seconde Guerre mondiale

Après la libération de 1945, Jeju est administrée par les autorités militaires américaines avant de devenir officiellement une partie de la République de Corée (Corée du Sud) proclamée en août 1948. Entre-temps, le 1er août 1946 est créée la province de Jeju avec une séparation de l’île en deux parties : Jeju-gun du Nord et Jeju-gun du Sud.

Le 1er mars 1947, l’île de Jeju devient le théâtre d’une insurrection majeure avec la fusillade de la police contre la population qui entraîne 6 morts parmi les civils. Un conflit armé s’en suit entre les membres du Parti travailliste sud-coréen et les forces de police du gouvernement. Cette période trouble et meurtrière perdure jusqu’en 1954. Cette insurrection très violemment réprimée par les forces gouvernementales sud-coréennes est notamment marquée par le 3 avril 1948. Date qui a donné le nom de 제주4.3 사건, traduit par « Incident de Jeju 4.3 » ou « 4.3 Jeju Uprising » en anglais.

Un couloir dans l'exposition permanente à Jeju 4.3 Peace Park (photo ©Nicolas Herole).
Un couloir dans l’exposition permanente à Jeju 4.3 Peace Park. « Jeju 4.3 est le symbole de la paix, de l’unification et des droits de l’homme » (photo ©Nicolas Herole).

Le développement de Jeju (1950–2000)

Après les évènements du 4.3, l’île de Jeju entame une phase de reconstruction et de modernisation.

  • Années 1950 et 1960, l’île se concentre sur le développement des infrastructures et l’amélioration des conditions de vie.
  • Années 1970 et 1980, expansion du tourisme avec la construction d’hôtels et de complexes touristiques.
  • 1991, Jeju obtient le statut de ville directement gouvernée, ce qui renforce son importance stratégique.
  • Malgré la crise financière de 1998, Jeju se remet rapidement grâce à des initiatives de développement durable, consolidant sa position en tant que destination touristique majeure.

Époque contemporaine de Jeju

Depuis 2006, Jeju bénéficie d’un statut de province autonome spéciale (제주특별자치도), offrant plus de liberté administrative et économique pour encourager le développement et préserver les particularités locales. L’île est reconnue pour ses paysages volcaniques uniques et ses tubes de lave, ce qui lui a valu d’être inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2010.

Seongsan Ilchunbong de côté, île de Jeju (photo ©Nicolas Herole).
Seongsan Ilchunbong de côté, île de Jeju (photo ©Nicolas Herole).

Aujourd’hui, Jeju est une destination touristique populaire, attirant des millions de visiteurs chaque année grâce à ses paysages naturels, sa culture unique et ses initiatives de développement durable. L’île continue d’évoluer tout en préservant son riche patrimoine historique et culturel.

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