« Mariage » est un mot qui a toujours fait couler beaucoup d’encre. On lui donne des formes et des définitions différentes selon les cultures et les coutumes. Le mariage en Corée du Sud est d’autant plus complexe qu’il a énormément évolué dans le temps du fait de l’apport d’une culture occidentale totalement différente de la culture sino-coréenne. Dans cet article, nous essayons de proposer un aperçu global de ce qu’est le mariage en Corée du Sud. Cependant, nous avons choisi de ne pas approfondir tous les sujets, car ce serait trop long. Tout de même, en lisant attentivement ce qui suit, vous en saurez suffisamment sur les mariages traditionnels et modernes de Corée.
Le mariage en Corée dans l’histoire
Historiquement, le mariage était avant tout un moyen d’établir des alliances et de promouvoir des intérêts publics ou économiques. C’est pourquoi on parlait plus de mariage arrangé que de mariage d’amour. Pour mieux comprendre le rapport moderne entretenu entre les Coréens et l’amour, notamment le mariage, faisons un retour dans l’histoire coréenne. Explorons l’évolution des traditions.
Le mariage pendant Goryeo (918‑1392)
La société de la période Goryeo était, en certains points, plus ouverte que celle de Joseon.

Diversité des pratiques maritales
Elle était marquée par une pluralité de coutumes matrimoniales :
- Monogamie et polygamie. Bien que la monogamie était la norme, la polygamie était répandue chez les nobles et bien sûr la famille royale.
- Mariages consanguins et endogames. La société de Goryeo était divisée en différentes classes sociales (système de castes). L’endogamie* était donc la norme. Celle-ci était poussée à son paroxysme au sein de la famille royale où le mariage consanguin permettait de préserver la lignée.
- Expérience de l’exogamie. L’invasion mongole (dynastie Yuan de Chine) a poussé Goryeo à s’ouvrir à l’exogamie. Pour acheter la paix, les princes coréens devaient épouser des princesses Yuan.
💡 Endogamie : obligation pour les membres d’un groupe (clan, village, famille…) de se marier avec un membre de celui-ci.
Exogamie : obligation de se marier avec une personne venant d’un groupe extérieur.
Cérémonies de mariage
Les mariages de l’époque de Goryeo étaient relativement sobres, même chez les nobles et la famille royale. Le rapport « Goryeo Dogyeong » (고려도경) en 40 volumes rédigé par le chinois Seogeung (1091–1153) indiquait la simplicité du mariage de Goryeo éclairé aux bougies à la tombée de la nuit.
Cependant, les Yuans ont fortement influencé les cérémonies de mariage au palais. Elles devenaient de plus en plus fastueuses avec beaucoup de cadeaux.
Le divorce et le remariage
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, puisqu’à cette époque en France le mariage était un sacrement de l’Église catholique que nul ne pouvait défaire, le divorce était couramment accepté. Divorce et mariage de seconde noce étaient donc possibles sans stigmatisation appuyée.
Au palais, les femmes remariées pouvaient même devenir reines, comme Heo Sun-bi lorsqu’elle épousa Chungseon, le 26e roi de Goryeo.

Le mariage pendant Joseon (1392–1910)
Lorsque Yi Seong-gye prit le pouvoir du pays en 1392 et instaura sa dynastie Yi de Joseon, le confucianisme connut un second souffle et influença fortement la société de Joseon.
Domination du confucianisme
Le confucianisme de Joseon avait renforcé les règles autour des mariages en modifiant certaines pratiques matrimoniales :
- Polygamie transformée en concubinage. Un époux ne peut maintenant avoir qu’une épouse principale. Les autres étant reléguées au rang de concubine.
- Renforcement des mariages arrangés. Déjà présent sous Goryeo, le système de mariage arrangé s’est affermi sous Joseon. Les unions étaient alors décidées par les familles, en accord avec les valeurs confucéennes.

Formes variées de mariage
- Mariage d’achat (구매혼, gumaehon). La famille du futur mari payait une dot pour obtenir la mariée.
- Mariage de service (봉사혼, bongsahon). Le futur époux devait passer du temps dans la maison de la famille de la future épouse.
- Mariage solseo (솔서혼). Utilisé essentiellement lorsque le foyer de la mariée n’avait pas de fils. Le gendre emménageait chez sa belle famille avant et à la suite du mariage.
- Mariage d’échange qui se divise en deux catégories : « mariage au rouet » avec un échange de filles entre trois familles, et « mariage d’échange de sœurs » où deux familles échangeaient leurs filles.
Le divorce sous Joseon
Le divorce était toujours accepté durant la période Joseon, et il était régulé par des lois précises. Trois types de divorces étaient prévus :
- le divorce forcé, ordonné par l’État ;
- le divorce unilatéral, obtenu principalement lorsque la femme « commettait le chilgeojiak »* ;
- le divorce amiable.
💡 Chilgeojiak (칠거지악, « sept maux à chasser »), inspiré par des écrits de Confucius, était un ensemble d’interdictions imposées aux épouses :
- désobéissance à la belle-famille ;
- ne pas avoir d’enfant ;
- infidélité ;
- jalousie ;
- phase terminale d’une maladie incurable ;
- trop volubile ;
- vol.
On disait « faire le chilgeojiak » (칠거지악을 범하다) quand on enfreignait l’une des interdictions de ce code moral.
Le mariage traditionnel en Corée du Sud
Le mariage traditionnel en Corée du Sud trouve ses racines dans la période de Joseon, mais a évolué significativement suite à l’occupation japonaise et l’influence des idéaux occidentaux. Bien que modernisé, il conserve de nombreux symboles et traditions.
Surclassement social à travers le mariage
À la fin de la période Joseon, les mariés avaient l’opportunité de porter des hanbok des classes supérieures, appelés samogwandae et wonsam, symbolisant ainsi un éphémère surclassement social.

Malgré l’abolition du système des castes en 1894, la société coréenne d’aujourd’hui continue de différencier le statut des personnes. Dans le passé, chaque caste ne pouvait pratiquer que certains métiers. De nos jours, la profession reste un indicateur de statut. Par conséquent, le principe et le désir de surclassement perdurent d’une certaine manière. Quand les familles humbles se contentent de tenues traditionnelles des nobles de Joseon, les familles les plus aisées se parent de tenues royales resplendissantes.
Déroulement de la cérémonie du mariage traditionnel
Préparation et rituels prémariage
- Veille du mariage. Transmission de cadeaux traditionnels à la maison de la mariée par un porteur appelé 함진아비, hamjinabi.
- Jour du mariage. Arrivée du cortège du marié chez la mariée pour initier la cérémonie.
Rituels du jour du mariage
- Offrande des oies en bois (전안례, jeonannye). Le marié reçoit une oie en bois du père de la mariée, symbolisant le début de l’union.
- Rite de la rencontre (교배지례, gyobaejirye). Les mariés s’inclinent face à face, marquant le respect mutuel.
- Consommation d’alcool (합근지례). Les mariés partagent de l’alcool, signifiant l’union et la communion des deux familles. Aujourd’hui, la boisson utilisée est parfois du thé.

Traditions post-cérémonie
- Sinbangrye (신방례). Le marié change de vêtements et reçoit les invités. Puis salue les aînés avant d’être conduit à la chambre nuptiale où il retire au moins les lacets des chaussures de la mariée.
- Donsangrye (동상례). Traditionnellement, la famille de la mariée taquine le marié le lendemain du mariage, une pratique qui se fait rare aujourd’hui.
- Sinhaeng (신행). La mariée rejoint la maison du marié, un voyage marqué par des rituels pour éloigner les mauvais esprits.
- Hyeongujirye (현구지례). Première rencontre formelle de la mariée avec la famille de son époux, souvent appelée pyebaek (폐백), incluant des échanges de cadeaux et le respect des traditions familiales.
Le mariage moderne en Corée du Sud
De nos jours, les Sud-Coréens mêlent régulièrement cultures coréennes et occidentales pour célébrer leur mariage. Par exemple, en portant un costume trois-pièces et une robe nuptiale blanche durant la célébration de l’union, puis des tenues traditionnelles lors du pyebaek. Mais au-delà des apparences, le mariage en Corée du Sud a beaucoup évolué sur de nombreux aspects sociétaux profonds.
Influence du christianisme sur les mariages
L’introduction des systèmes matrimoniaux occidentaux en Corée est peu documentée. La trace la plus ancienne d’une cérémonie de mariage occidentale remonte à 1890 en l’église chrétienne de Jeongdong. On dit que, par crainte de représailles, les missionnaires auraient décidé de faire porter les tenues traditionnelles aux mariés même s’ils suivaient le nouveau style pour les formalités.
Cela dit, dès la libération de 1945, les choses ont vite évolué. Au fil des décennies, la robe de mariée et le costume occidental se sont imposés dans la culture moderne de la Corée du Sud.

Le concept d’amour
La diffusion de l’amour romantique s’est faite tardivement en Corée. Le concept d’amour romantique s’est généralisé après la fin des années 1910 sous l’influence du Japon et de la Chine. L’aspect sentimental et romanesque de l’union maritale a donc gagné en popularité parmi les intellectuels à l’époque coloniale. Des histoires d’étudiants abandonnant leurs épouses arrangées en faveur des élues de leur cœur, ou commettant des suicides passionnels dominent la période 1920–1930.
Peu à peu durant le 20e siècle, les quatre types de mariages de Joseon ont disparu en faveur des mariages par amour (연애혼, yeonaehon). Cette évolution s’est accompagnée d’une quasi-disparition de la polygamie, qui n’est plus que partiellement tolérée par la loi.
Mariage tardif
Au fur et à mesure de la transformation sociétale de la Corée, les mariages arrangés disparaissaient et laissaient la place au mariage d’amour. Cette évolution a aussi fait apparaître l’augmentation des mariages tardifs (만혼, manhon). L’âge moyen au premier mariage en Corée dans les années 1920 était 21 ans pour les hommes et 18 ans pour les femmes. En 2022, l’âge moyen était de 32,8 ans pour les hommes et 30,6 ans pour les femmes ; les chiffres tendent à augmenter chaque année.
La Corée du Sud suit la tendance mondiale des mariages tardifs et même de la diminution du nombre de mariages (-36,70 % entre 2015 et 2022). Ce qui se traduit par une forte baisse du taux de fécondité dans le pays.
De quel clan es-tu ?
Les noms de famille des Coréens sont peu nombreux comparés à ceux de France. En 1990, 55 % de la population de Corée du Sud partageait l’un des cinq principaux patronymes : Kim (김), Park (박), Lee (이), Choi (최) et Jung (정). Mais cela ne signifie pas pour autant qu’ils appartiennent à la même grande famille, plusieurs clans existent. Par exemple, le clan Kim de Gimhae, le clan Lee de Jeonju ou le clan Park de Miryang. Chaque clan tire son origine d’une région, on parle de jongseong (종성).
Avant 2005, le mariage entre personnes du même clan et partageant le même nom de famille était interdit en Corée du Sud. Même si elle a parfois fluctué, comme durant Goryeo, cette interdiction trouve son origine dans des tabous similaires de la dynastie Tang (618–907) de Chine.
Aujourd’hui encore, le réflexe est de demander l’origine de la famille de la personne avec laquelle on veut plus d’affinité, surtout si la relation doit conduire à un mariage.
Les étapes du mariage moderne
Quand on dit que le mariage coréen est devenu un mariage d’amour, ce n’est pas si simple. Le mariage moderne coréen se divise généralement en trois étapes principales :
- l’accord préalable ;
- la cérémonie de mariage ;
- et la lune de miel.
L’accord préalable
Tout d’abord, même si le mariage est devenu l’union officielle de deux êtres qui s’aiment, le mariage coréen implique le plus souvent les parents des futurs mariés. Un mariage peut rarement se dérouler sans l’approbation des parents. Il existe de nombreux cas où le projet de mariage échoue, car les parents (d’un côté ou des deux côtés) s’y opposent. Et quand bien même les amoureux insistent et se marient, ils éprouveront généralement du chagrin puisqu’ils ne pourront pas maintenir intactes leurs relations avec leurs parents.

En Corée, l’amour entre deux personnes est légalement libre, mais le mariage reste perçu comme une union de familles. Aussi, le principe de mariage arrangé des aïeux reste ancré dans la culture coréenne. C’est pourquoi il arrive que des familles fassent appel à un entremetteur pour aider les parents à prendre une décision sur le projet de mariage. Il s’agit du jungmae (중매), contraction de 중매결혼 (jungmaegyeolhon, mariage arrangé), qui se traduit souvent par le terme anglais matchmaking.
Les fiançailles
Quand tout se passe bien, vient la très importante phase des fiançailles (약혼, yakhon) qui implique les familles des deux amoureux. D’abord, les tourtereaux et leurs parents se rencontrent officiellement lors d’un sanggyeonnye (상견례) pour faire les présentations. Ensuite vient la cérémonie des fiançailles (약혼식, yakhonsik) qui approuve et officialise le projet de mariage.
Quelques semaines ou quelques mois plus tard, la cérémonie de mariage arrive.
La cérémonie de mariage
Les mariages modernes se déroulent généralement dans une salle de cérémonie, avec un célébrant qui dirige la cérémonie. L’introduction des « Règles de cérémonie » de 1961 (의례준칙, uiryejunchik) a apporté des changements dans la manière de célébrer les mariages. Notamment en ce qui concerne l’entrée des mariés, la présentation des vœux et les discours des invités.
Aussi, des pratiques jugées trop commerciales ou superflues ont été supprimées, telles que la collecte de dons ou la distribution de cadeaux de remerciement. Les nouvelles règles de cérémonie ont cherché à rendre les mariages coréens plus sobres et centrés sur l’engagement du couple.
Selon les Règles de cérémonie, le mariage se compose de :
- l’entrée des mariés ;
- l’échange des vœux ;
- la déclaration du mariage ;
- le discours du célébrant ;
- les salutations aux invités ;
- et la marche de mariage.
La lune de miel
La tradition veut que les nouveaux mariés partent en lune de miel immédiatement après la réception. L’île de Jeju a longtemps été la destination préférée des Sud-Coréens pour leur lune de miel. Depuis quelques années, ils cherchent de l’exotisme pur et vont consommer leur mariage à Hawaï, Bali, Maldives, Thaïlande, etc.
À leur retour, ils passent souvent une nuit chez les parents de la mariée avant de se rendre chez les parents du marié pour une cérémonie de remerciements (pyebaek). Il peut s’ensuivre une autre tradition qui se fait cependant rare : organiser un mariage traditionnel au village natal ou d’origine après le mariage moderne. Certains Coréens y attachent tout de même de l’importance, surtout lorsque des membres de la famille élargie y sont encore très présents.
Les mariages religieux
Près de 57 % des Coréens pratiquent une religion : 24 % pour le bouddhisme, 24 % pour le protestantisme (et toutes ses branches) et un peu moins de 8 % pour le catholicisme. La majorité des Sud-Coréens organisent un mariage religieux.
Dans la tradition catholique, le mariage est considéré comme un sacrement aussi important que le baptême ou l’ordination d’un prêtre. La cérémonie inclut la lecture de passages bibliques, l’échange d’alliances bénies et une messe de communion. Les mariages protestants comportent également une bénédiction du couple par un pasteur, des prières pour la grâce divine et des chants de chorale.
Quelques chiffres sur le mariage en Corée du Sud
Les images et les chiffres sont souvent plus parlant que de longs discours. Voici quelques chiffres sur le mariage en Corée du Sud selon KOSIS (KOrean, Statistical Information Service), l’équivalent de l’INSEE français :
| 2015 | 2022 | Évolution en % | ||
|---|---|---|---|---|
| Nombre de mariages | 302 828 | 191 690 | -36,70 % | |
| Nombre total de jeunes mariés* | 1 471 647 | 1 032 253 | -29,86 % | |
| Jeunes mariés où la femme est plus âgée | 251 967 | 200 089 | -20,59 % | |
| 17,12 % | 19,38 % | +13,20 % | ||
| Jeunes mariés où l’homme est plus âgé | 997 535 | 678 318 | -32,00 % | |
| 64,78 % | 65,71 % | +1,44 % | ||
| Jeunes mariés où les mariés ont le même âge | 222 145 | 153 846 | -30,75 % | |
| 15,10 % | 14,90 % | -1,32 % | ||
| Âge moyen du premier mariage | Femme | 29,4 | 30,6 | +4,08 % |
| Homme | 31,8 | 32,8 | +3,14 % | |
| Âge moyen de remariage | Femme | 40,7 | 43,7 | +7,37 % |
| Homme | 44,1 | 46,9 | +6,35 % | |
| Nombre de jeunes mariés multiculturels | Épouse coréenne Mari étranger | 22 448 | 19 185 | -14,54 % |
| 1,53 % | 1,86 % | |||
| Époux coréen Épouse étrangère | 81 173 | 66 308 | -18,31 % | |
| 5,52 % | 6,42 % | |||
* On entend ici par « jeunes mariés », les couples mariés depuis 5 ans et moins.
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Sources :
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- Ham In-hui. (consulté le 11/04/2024). 혼인 (Mariage). Encyclopedia of Korean Culture.
- Choi Sin-deok. (consulté le 11/04/2024). 중매 (Entremetteur). Encyclopedia of Korean Culture.
- Jeon So-yoon. (consulté le 11/04/2024). 근친혼과 족외혼으로 점철된 고려의 혼인풍속 (Les coutumes matrimoniales de Goryeo étaient remplies de mariages incestueux et de mariages exogames). 지역N문화.
- Kim Gyu-hoe. (24/09/2012). 조선시대 양반은 이혼이 자유로웠다 ? (Sous la dynastie Joseon, les nobles étaient libres de divorcer ?). Dans 의심 많은 교양인을 위한 상식의 반전 101. Naver.
- Lee Gwang-pyo. (22/09/2009). 고려시대엔 재혼녀도 왕비됐다 (À Goryo, les femmes remariées étaient aussi reines). Donga Ilbo.
- Hallimhaksa. (15/12/2007). 가족 제도의 변화와 혼인 및 인구의 변동 (Changements dans le système familial, le mariage et la population). Dans 통합논술 개념어 사전. 학생백과. Naver.
- Lee Chang-il. (03/08/2012). 한국의 전통 결혼 문화 (Culture du mariage traditionnel). 위대한 문화유산. Naver.
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- (consulté le 11/04/2024). 고려사 (Histoire de Goryeo). Namu Wiki.
- (consulté le 11/04/2024). 고려도경 (Goryeo Dogyeong). Namu Wiki.
- (consulté le 11/04/2024). 결혼식/전통 혼례 (Mariage et mariage traditionnel). Namu Wiki.
- (consulté le 11/04/2024). 한국의 결혼 (Le mariage coréen). Wikipedia Korea.
- (consulté le 11/04/2024). KOSIS (Service d’information statistique de Corée).

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